Si l’erreur est humaine, négliger le verrouillage automatique est fautif

Malgré Pro Santé Connect, la Carte de Professionnel de Santé (CPS), ses variantes administratives et leur version dématérialisée, voire un simple couple identifiant / mot de passe restent souvent utilisées comme moyen d’identification électronique (MIE).

Verrouillez systématiquement votre session
Espérer que systématiquement, les utilisateurs récupèrent leur carte lorsqu’ils s’absentent, reviendrait à se voiler la face.

Mais y a-t-il vraiment un risque?

Un professionnel de santé italien a appris, à ses dépens, que la confiance témoignée à ses collègues n’était pas au niveau de leur curiosité. Indélicats, ceux-ci ont profité d’une session laissée ouverte pour consulter le dossier médical d’une tierce personne (GPDP, 9 mai 2024, Azienda Ospedale – Università Padova, n° 10027595).

Pensez donc bien à verrouiller vos postes de travail. Et à configurer un verrouillage automatique – l’erreur est humaine – avec un temp d’attente raisonnable. En l’occurrence, un délai de 30 minutes a – assez évidemment, non? – été jugé trop important.

Etablissements, identifiez les accès multiples depuis un même utilisateur
Le praticien n’était pas seul fautif, selon la « CNIL italienne ». Celle-ci a en effet regretté que le centre hospitalier n’ait pas mis en place un outil permettant de détecter des accès multiples à un dossier, en provenance d’un même compte utilisateur.

Le dispositif aurait ainsi permis de lancer l’alerte et de réduire l’exposition du dossier médical illégalement consulté.

Avez-vous eu à gérer de telles situations? Des solutions logicielles et/ou organisationnelles pour assurer la confidentialité des dossiers médicaux relatifs au personnel hospitalier? Partagez-les en commentaires.

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